Dimanche 1 novembre 2009
7
01
/11
/Nov
/2009
18:05
C'est mon jour de repos: dénomination curieuse pour une journée
qui ressemble plutôt au parcours du combattant: courses, rendez-vous ménage, etc. . . Tu n'es pas au top, surtout en manque comme je m'y attendais. Tous deux nous discutons, tu t'excuses pour la
veille au soir, tu veux t'en sortir pour travailler en intérim et pouvoir ainsi partir en vacances dans notre coin de Gironde où nous avons passés plusieurs séjours ensemble. J'ai besoin de
dépaysement, deux ans sans vacances, sans quitter ma ville, ma rue, vu la mer, respirer et vivre au grand air, me lever le matin et te retrouver dégustant ton café, assis dans le salon de jardin en
écoutant le village vacances sortir de sa torpeur tout doucement. Tu as déjà fait ta balade solitaire que tu apprécies tant avec le chien et apporter le pain. Je sais que tu aimes ce moment
privilégié seul à écouter et regarder la nature. A mon tour, avant que les enfants se lèvent, je te rejoins pour savourer mon thé sous les rayons du soleil si différents de ceux de la Bretagne.
Petit moment de complicité pour débuter la journée en douceur.Tu es motivé, tu désires reprendre un travail pour revivre ces moments là. Il serait tellement temps de faire des projets : Je t'aime,
tu m'aimes mais différemment mais tu m'aimes. Tu décides de prendre le taureau par les cornes et de t'en sortir tout seul. Tu estimes que tu peux le faire sans hospitalisation, il suffit que tu ne
boives plus quelques jours et reprennes l'espéral. Je ne suis pas d accord,je sais que sans encadrement c'est voué à l'échec. Tu ne veux rien savoir : Que dire pour faire entendre raison à un homme
ayant du sang polonais, écossais et breton ! Buté comme c'est pas possible, mélange détonnant. . . Mais je l'aime tel qu'il est lorsqu'il est sobre sans ce poison d'alcool. Aujourd'hui je suis là
et te soutiens. Demain je travaille et la tentation va être forte. Seras-tu assez fort pour lutter et résister ? ça m'angoisse. . . Tu formules le désir de prendre rendez-vous avec ton médecin
traitant pour qu'il renouvelle ton médicament qui te met à l'abri de l'alcool si il est pris consciencieusement. Inquiète, j'insiste même pour que tu ailles quelques jours chez ta mère le temps du
sevrage, là-bas il n'y auras pas de dérapage. Tu refuses, à chaque fois que je te propose d'y aller il y a un malaise. Soi-disant que les rapports sont un peu tendus. Confidence que tu as partagé
avec G. et c'est pour ça qu'entre autre tu as quitté ton centre de pots-cure à Lorient courant septembre 2008. Au bout d'un moment cette emprise t'étouffe et tu as besoin de t'éloigner de ta
famille pour ne citer personne en particulier! et d'une structure qui t'empêche de vivre comme tu l'entend même si c'est pour ton bien, il y a aussi cette envie pernicieuse d'alcool qui se fait de
plus en plus pressante après des semaines d'abstinence, peut-être cette pression ? Il y aurait matière à discutions à ce sujet.
Par SR
0